Le cinéma américain des années 90 : les films et tous ceux à l'écran ou derrière qui ont fait le cinéma américain des années 90.

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"Deep impact"

Oceans rise. Cities fall. Hope survives.

titre original "Deep impact"
année de production 1997
réalisation Mimi Leder
interprétation Robert Duvall, Morgan Freeman, Vanessa Redgrave, Tea Leoni,
  Elijah Wood, Maximilian Schell


La critique de Pierre

Tout se passait bien, au début des années 90. A Hollywood, c'était l'arrivée de Tarantino et consorts - qui redéfinissaient le film de genre - et en même temps l'avènement d'un cinéma de studio exigeant ("Heat", "Seven", "Nixon") qui assurait des films de haute tenue. Pour nous, ça se passait tranquillou, on matait des films et tutti quanti. Bref, la routine.

Sauf que... sauf que... en 1996, c'est l'invasion des aliens de "ID4" et leur destruction de buildings tous azimuts qui arrivent, et qui vont cartonner grave au box-office. Branle-le-bas de combat à Hollywood : les studios executive s'agitent comme des tarés et VEULENT du film catastrophe dans tous les sens, même si ce sont tous les mêmes. Au final, déboulent 2 ans plus tard sur les écrans 2 films au sujet identique, l'arrivée d'une météorite sur la Terre (qui était déjà le sujet d'un film des années 70 - mauvais par ailleurs - "Meteor" avec Sean Connery).

Le premier, c'est "Deep impact", produit par Steven Spielberg lui-même sous la bannière Paramount. La réalisation est confiée à Mimi Leder, réalisatrice qui avait la cote pour avoir réalisé de nombreux épisodes de "ER" (une production Spielberg) ainsi que "Le Pacificateur" (la première production Dreamworks, le studio de Spielberg).

Sans négliger le suspense, Mimi Leder fait à mon sens le bon choix : se concentrer sur ses personnages et leurs dilemnes intérieurs, tous servis par des acteurs excellents : Morgan Freeman en Mister President, Robert Duvall en vieil astronaute veuf (pas original, ok, mais ça marche), Tea Leoni (superbe) en journaliste ambitieuse, et Elijah "Frodon" Wood en jeune con qui veut sauver sa petite copine. Notons l'énooooorme classe de Maximilian Schell (dont la filmo est si longue qu'on ne peut pas la développer ici) dans le rôle du père de Tea Leoni, dont le personnage m'émeut à chaque fois.

Si le film est carrément efficace au début, il passe dans une autre dimension au milieu, pour devenir carrément flippant et émouvant, notamment grâce à la musique très réussie de James Horner ("Titanic"). Certes, on doit concéder que les effets spéciaux sont sans doute ratés, et que le film ne tient pas non plus sur ses scènes d'action - ou plutot de destruction. Mais, je le redis, c'est plus sur l'interprétation, les personnages, et aussi le rythme de l'ensemble, que tout cela fonctionne. En tout cas, sur moi, ça marche plein pot.

Hélas, le film n'a pas fonctionné auprès du public. Pourquoi ? Parce que de l'autre côté d'Hollywood, Jerry Bruckheimer, le producteur fou ("Top Gun", "Bad boys", "USS Alabama"), avait concocté la mixture la plus bourine qu'on pouvait imaginer. Cette mixture, elle s'appelle "Armageddon".

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