Le cinéma américain des années 90 : les films et tous ceux à l'écran ou derrière qui ont fait le cinéma américain des années 90.

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"Six degrés de séparation"

Six degrés de séparation

titre original "Six degrees of separation"
année de production 1994
réalisation Fred Schepisi
musique Jerry Goldsmith
interprétation Donald Sutherland, Ian McKellen, Will Smith


La critique de Pierre

Voici un film réalisé par Fred Schepisi ("Roxanne" avec Steve Martin), qui a une excellente réputation. Justifiée ou pas ?

L'histoire : un couple de riches new-yorkais, un marchand de tableau (Donald Sutherland) et sa femme (Stockard Channing), reçoivent un ami à diner pour lui demander du pognon (Ian McKellen). Fait irruption un jeune noir, qui se prétend être un ami des enfants du couple, et être aussi le fils de Sydney Poitier (Will Smith, très convaincant dans son premier rôle au cinéma)...

Une constatation immédiate dès les 3 premières minutes du film : c'est du théâtre filmé. Je ne savais pas que c'était effectivement une pièce à l'origine, mais j'ai vite constaté que c'était le cas. Ce qui est chiant, c'est que ça se voit. Et plus le metteur en scène multiplie les artifices pour le cacher, plus ça se voit. Ainsi, des passages entre chaque scènes, où le couple raconte son histoire à des amis dans des diners (l'histoire étant en fait une suite de flash-backs) : non seulement ça n'aère pas le film, mais ça l'allonge inutilement. Pour le reste, le texte est assez dense et pose essentiellement la question " faut-il préférer une réalité désespérante ou un mensonge heureux ?", le tout avec une grosse critique des cyniques riches new-yorkais, souvent amusante au début mais à la longue un peu lourdingue, à la "Match point".

De surcroît, alors que tout cela était intéressant à la base, il y a en plus une nette tendance au surlignage dans les dialogues des personnages, pour bien t'expliquer de quoi il s'agit au cas où t'aurais pas compris (la femme de Sutherland qui devient dingue à la fin du film pendant un diner mondain, et réalise la superficialité de tout ça - oups, désolé pour le spoiler mais personne ne m'en voudra).

Donc, et selon la formule consacrée : ouais, mais mouaich.

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