Le cinéma américain des années 90 : les films et tous ceux à l'écran ou derrière qui ont fait le cinéma américain des années 90.

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Le Président des Etats-Unis dans le cinéma américain des années 90

Les films du Président

A lire : "Le président des Etats-Unis vu par Hollywood (1991-2000)", Michel Chandelier, 2006.

Mon Président, ce héros


"Vrais" Présidents

John Fitzgerald Kennedy

• Lui-même dans "JFK" (cf. les images d'archives)

Un titre tout à fait explicite, mais ambigu, puisque le film n'est pas un biopic (biographie) de Kennedy, mais le récit de l'enquête menée après son assassinat.

Cette ambiguité est compensée par l'affiche, sur laquelle le visage qui apparaît en gros plan ne ressemble en rien au Président, ne serait-ce que du fait des lunettes.

• Lui-même dans "Forrest Gump"

Un JFK "numérique" apparaît dans le film grâce à des images d'archives trafiquées.

• Dans "Dans la ligne de mire"

 

Richard Nixon

• Anthony Hopkins dans "Nixon"

Un titre on ne peut plus explicite, ce qui
est plutôt courant en matière de biopic
(biographie)...

• Dan Hedaya dans "Dick, les coulisses de la présidence"

• Lui-même dans "Forrest Gump"

• Lui-même dans "Las Vegas parano"



George Bush

• John Roarke dans "Y a-t-il un flic pour sauver le Président ?"

Un titre original ("The naked gun 2 1/2 : the smell of fear") on ne peut moins explicite, comparé au titre français...

• Lui-même dans "Forrest Gump"


Lyndon Johnson : lui-même dans "Forrest Gump"
 

     
 

Un cas particulier : "Hot shots ! 2".

Ce film met en scène à la fois un Président fictif, interprété par Lloyd Bridges (cf. photo ci-contre), et des Présidents ayant vraiment existé.
Pour jouer ces derniers, il a été fait appel à des "doublures" : Buck McDancer pour Richard Nixon, Larry Lindsey pour Gerald Ford, Ed Beheler pour Jimmy Carter, Daniel T. Healy pour George Bush et Jay Koch pour Ronald Reagan.


"Faux" Présidents

Il s'agit de personnages inventés de toutes pièces pour les besoins d'une fiction, tout aussi passionnants à étudier, car ils empruntent bien souvent des caractéristiques aux résidents de la Maison Blanche du moment.

La célébration de l'héroïsme du Président

James Marshall, un Président bagarreur
Harrison Ford dans "Air Force One"

Un titre tout à fait explicite, puisqu'il s'agit du nom donné à tout avion de l'armée de l'air américaine dans lequel se trouve le Président des Etats-Unis.

 

Thomas J. Whitmore, un Président courageux
Bill Pullman dans "
Independence day", qui va combattre les extra-terrestres comme simple pilote à bord d'un avion de chasse.


Propagande ? Dans ces 2 films, le chef d'Etat se voit gratifié d'une fonction martiale pour le moins extravagante. Les 2 films offrent l'image d'un président guerrier et patriote, le dernier des indépendants. "Independence day" se révèle d'autant plus singulier qu'il fait de la figure symbolique et fédératrice du chef d'Etat un personnage intime, ultime protecteur de sa famille.

Allen Richmond, un Président criminel

Gene Hackman dans "Les pleins pouvoirs"
L'assassin, faible, dragueur et alcoolique, c'est le Président des Etats-Unis lui-même !

On remarquera que l'acteur est abonné, dans les années 90, aux personnages de sales types violents (cf. "Impitoyable" du même Eastwood, et "Mort ou vif").

Une affiche explicite (cf. le sceau officiel du Président) ; un titre qui, replacé dans son contexte, l'est également.

James Dale, un Président ridiculisé
Jack Nicholson dans "Mars attacks !"
 
 

Stanley Anderson dans "Armageddon"

L'acteur interprète un autre Président dans "Rock", mais il n'est pas crédité au générique.
Il joue également dans "L'affaire Pélican", mais ça n'est pas lui qui interprète le Président (cf. plus bas).

President Beck, noir et Président élu
Morgan Freeman dans "Deep impact"


Dans les années 70, "The Man" mettait déjà en scène un Président noir, mais qui le devenait fortuitement (décès du Président élu, maladie du Vice-Président, etc.).
Dans les années 2000, l'acteur Chris Rock reprendra le flambeau dans "Président par accident".

Le Président cible d'un tueur
Jim Curley dans "Dans la ligne de mire"

Une affiche explicite si l'on prend en considération le drapeau américain sur la voiture du Président.

Le Président et sa progéniture

Ronny Cox dans "Meurtre à la Maison Blanche"
Le cadavre d'une des conquêtes du fils du Président est découvert dans la Maison Blanche.


Un titre original explicite (cf. la référence à l'adresse de la Maison-Blanche,
1600 Pennsylvania Avenue) ; une affiche qui l'est également
(cf. la Maison Blanche).


Cliff Robertson dans "Los Angeles 2013"
La fille du Président s'est ralliée à la cause d'un homme qui a le projet de neutraliser toutes les sources d'énergie artificielles de la planète.


Il n'a pas l'air très sympathique, non ?
Eh bien, c'est qu'il ne l'est pas !

  Le Président en position délicate

Robert Culp dans "L'affaire Pélican"


Michael Belson dans "Des hommes d'influence"
Le candidat à la Présidence est éclaboussé par un scandale sexuel quelques jours avant le début de l'élection presidentielle.


Une affiche pas vraiment explicite, malgré le drapeau américain.

Le Président amateur
Kevin Kline dans "Président d'un jour"

Une affiche explicite (cf. la Maison Blanche) ; un titre original qui ne l'est absolument pas, en revanche ("Dave").

Le Président et sa vie privée

Andrew Shepherd, un Président amoureux
Michael Douglas dans "Le Président et Miss Wade"



Pour préparer ce film, le réalisateur et son équipe ont passé quelque temps à la Maison Blanche.


Des affiches explicites (le drapeau américain et surtout la Maison Blanche).

 
Le thème central de ce film n'est pas : "Comment le Président va-t-il résoudre telle ou telle crise nationale ou mondiale ?", mais : "Comment va-t-il gérer une relation amoureuse avec une attachée de presse ?"
Dans ce film censé glorifier le Président en exercice, on observe un glissement du film politique vers la comédie romantique.
La dimension prophétique ne manquera pas d'étonner : il fut produit en 1995, à l'époque où Bill Clinton entretenait une relation avec Monica Lewinski (l'affaire, elle, ne sera dévoilée qu'en 1998). Et on ne saurait douter que Michael Douglas soit Bill Clinton (il est démocrate, ancien professeur, n'a pas fait son service militaire, mais est un bon chef de guerre).


Un titre également explicite ("Le Président américain", si l'on traduit littéralement).

Jack Stanton, un futur candidat coureur de jupons
John Travolta dans "Primary colors"

Ce film, directement inspiré de la campagne des époux Clinton pour la réélection de Bill, enfonce encore le clou.

L'aura du Président et la singularité de l'homme d'état y deviennent des artifices : le pouvoir de séduction de Stanton/Clinton, ce mélange entre sincérité et calcul, distancié par la voix off du narrateur, n'est qu'un outil de conquête de pouvoir.

Si l'on ajoute à cela les références à peine cachées à l'affaire Lewinski, tout cela fait beaucoup de dégâts dans l'image traditionnelle du leader.

Une affiche explicite (le drapeau américain) et un titre également explicite ("Couleurs primaires", si l'on traduit littéralement, en référence aux "primaires", terme spécifique de l'élection présidentielle américaine).


 
President William Haney, President Russell P. Kramer, President Matt Douglas
Dan Aykroyd, Jack Lemmon et James Garner dans "Président, Vous avez dit Président ?"
Le premier acteur interprète l'actuel Président et les autres, deux anciens Présidents et ex rivaux.
 


Président des Etats-Unis et cinéma américain des années 70
Président des Etats-Unis et cinéma américain des années 80

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